Les fusiliers de l'an IV

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L’équipement complet du soldat comprend, en théorie, un habit, une veste (gilet), 2 culottes, un chapeau et un bonnet de police, une chemise de toile, 2 cols en basin blanc, un col noir, un mouchoir en coton, une paire de bas, 3 paires de guêtres, une cocarde, 2 paires de soulier avec leur boucle en cuivre, un tire-bouton, une épinglette, un havresac en peau de veau, une boucle de col, un tournevis, un sac en toile pour les distributions de vivres.

 

Ce sont les communes et les départements qui pourvoient à l’équipement des recrues.

 

L’habit est celui décrété par l’Assemblée nationale le  27 juillet 1791, appelé “habit national” à dominante bleu de roi. Les pans de l’habit, retroussés et agrafés sont amples et longs, chaque régiment ayant tendance à se singulariser par une particularité notamment au niveau des ornements de retroussis :  cœurs, losanges ou carreaux, étoiles, chiffres… Les boutons sont en cuivre jaune, frappés du numéro du régiment.

La veste réglementaire est blanche mais peut aussi être taillée dans toutes sortes d’autres tissus.


La coiffure est le chapeau à trois cornes, porté “à l’ordonnance”, c’est à-dire enfoncé sur le sourcil droit. En réalité, le chapeau formé en bicorne, se porte le plus souvent en colonne (une corne en avant) car gênant moins la manœuvre du fusil et de la baguette.

 

Les compagnies de fusiliers se distinguaient au moyen de pompons de forme et de couleur arbitraires, car les prescriptions du règlement de 1786  (bleu roi pour la 1ère compagnie, aurore pour la 2ème, violet pour la 3ème, cramoisi pour la 4ème ...) étaient tombées en désuétude.

 

En 1796, Les soldats portent la culotte de tricot ou le pantalon. Ce dernier, non réglementé à cette époque, est de couleurs variées et présente souvent, une grande fente dans le bas des jambes, du côté extérieur, afin de faciliter le passage du pied chaussé.

Les souliers sont à bouts carrés, ils peuvent être remplacés par des sabots ou des espadrilles.

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Les fusiliers n’ont pas de sabre. Ils portent leur baïonnette attachée à la banderole de leur giberne.

 

Il sont dotés du fusil de munition modèle 1777. L’arme mesure 1,52 m et pèse plus de 4 kg.

 

La cadence de tir est au mieux de 2 coups à la minute. Selon les statistiques de l’époque, le coup rate tous les 5 ou 6 coups et la pierre doit être remplacée tous les 28 coups (Bertaud).

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